25 Juin Conard, au tableau!

Ne riez pas, vous pourriez tomber amoureux(se) d’un Conard… ou d’un Lecul, d’un Salpêteur, d’un Labit, d’un Concon ou encore d’un Penis, autant de noms insolites qui provoquent l’hilarité et qui sont pourtant bien de chez nous!

Certains noms de famille se révèlent plus difficiles à porter que d’autres. Et pourtant, si c’était une chance de se démarquer de la masse des Dubois et autres Dupont?

Petit tour d’horizon du nombre de noms insolites en Belgique  :

– 4 Lecul

– 538 Conard

– 66 Salpêteur

– 11 Labit

– 1 Concon

– 7 Penis

– 206 Boudin

– 338 Cocu

– 9 Cretin

– 6 Batard

– 1 Clochard

– 65 Saligot

– 70 Anus (70)

– 29 Zizi

– 1 Prout

– 11 Petitqueux

– 1 Branlard

– 2 Legland

 

Pour tous ceux là, le SPF Justice met à disposition un guide très bien fait, expliquant les étapes mais surtout les conditions requises pour envisager un changement de nom, rapportent nos confrères de La Dernière Heure.

 

Un certain nombre de conditions ont été mises en place :

  • Le changement de nom et/ou de prénom(s) volontaire n’est pas un droit mais une simple faveur accordée respectivement par arrêté royal ou ministériel.
  • Il appartient au Roi d’apprécier le fondement d’une demande de changement de nom et au ministre de la Justice de donner suite à une demande de changement de prénoms.
  • Le changement de nom ne peut qu’exceptionnellement être accordé, en la présence de motifs sérieux et si le nom sollicité ne prête pas à confusion et ne nuit pas au demandeur ou à d’autres personnes.
  • La procédure en changement de nom ne peut être menée avec succès que si aucune autre procédure ne permet d’obtenir le résultat escompté (exemples : action en rectification judiciaire des actes de l’état civil, actions en matière de filiation…).
  • Le changement de prénoms connaît des conditions plus souples. Si la requête doit également être motivée, la loi permet de se satisfaire de motifs quelconques. Il demeure que les prénoms sollicités ne peuvent pas non plus prêter à confusion ni nuire au demandeur ou à d’autres personnes.
  • Changer de nom a aussi un prix! Pour le changement de nom, le paiement d’un droit d’enregistrement de 49,00 € est requis. « Ce droit est porté à 740,00 € si l’on désire ajouter un nom au sien ou remplacer une lettre majuscule par une minuscule. Le Roi peut, par arrêté motivé, réduire ce droit, sans que le droit ainsi réduit puisse être inférieur à un total de 490,00 € pour l’ensemble des bénéficiaires », explique-t-on au SPF Justice.

 

« C’est dur d’être un Conard »

 

Alors que certains semblent être sur la défensive à force d’avoir été la cible des railleries, d’autres semblent pourtant s’en amuser et le prendre avec légèreté :

“Avec la maturité, on s’y fait. Cela n’empêche pas de faire carrière. Pour preuve, ma fille est juriste dans une entreprise et notre nom ne lui a jamais posé de problème. Il faut se dire que c’est surtout les enfants qui sont victimes des railleries. Après, bien sûr, on reçoit encore quelques coups de téléphone de potaches qui croient avoir inventé la blague du siècle avec ces fameuses blagues téléphoniques. Mais je n’ai jamais songé à changer de nom pour autant.”

“Évidemment que ce n’est pas facile de s’appeler Conard. Cela se comprend aisément, non ? Mais cela fait aussi partie de l’héritage familial. Changer de nom, c’est donc aussi tourner le dos à ses ancêtres. Il n’est pas dit que, de tout temps, Conard avait la même signification. Ce qui est le plus énervant, c’est de constater que, malgré les années qui passent, on est toujours victimes des mêmes blagues. À la longue, c’est assez lassant. Au final, on se demande c’est qui le connard, non ?”